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L'Eglise

Le sens du culte
Livre broché
Auteur(s) : Antoine Nouis Editeur : Olivetan Année de sortie : 2010
Nombre de pages : 318 pages Format : 17 x 24 cm, poids : 594 gr
Réf.: 1288277232, Isbn : 9782354791254
Prix -5% : 23.28 € 24.50 €
La recension de Bernard Steinlin, parue dans Le Lien, journal des Amis de la librairie protestante, n° 26 : Ce dernier livre d’A. NOUIS apporte une présentation complète de ce qu’est le culte réformé, tant dans sa forme que dans son fond. Tout d’abord, dans l’avant-propos, il cite le professeur André GOUNELLE : Le culte ne suffit pas dans une vie chrétienne, mais il lui est indispensable; s’il disparaît, elle meurt. Fort de cette affirmation, il présente le culte en 4 parties inégales, et 36 chapitres:
Les temps du culte dominical (120 pages)
Les temps de l’année (102 pages)
Les temps de la vie (44 pages)
Les formes du culte (34 pages)
Les chapitres sont brefs et vifs, ce qui en rend la lecture agréable et aisée. Ils sont chaque fois précédés de proposition d’une ou, plus souvent, de deux lectures bibliques.
Tout y est aussi passionnant qu’enrichissant.
Selon sa bonne habitude, l’auteur complète sa présentation et son message par des anecdotes et des récits, souvent tirés de penseurs juifs. En effet pour lui, et certainement à juste titre, une narration est plus efficace qu’une leçon. Pour illustrer cette formule, il cite deux passages bibliques : Lc 15,11-32 et Ep 2,1-10. Le premier relate la parabole célèbre du Fils prodigue (ou perdu et retrouvé). Le second, beaucoup moins connu, développe le même thème, mais sous forme d’enseignement. Pourtant leur conclusion est identique, presque au mot à mot. Ainsi dans la parabole : Mon fils que voici était mort, et il a repris vie (Lc 15,32) et dans l’épître : Nous qui étions morts à cause de nos fautes, Dieu nous a rendus vivants avec le Christ (Ep 2,5).
Avec lui, chaque partie du culte trouve sa valeur et sa place, même celles qu’on peut avoir tendance à négliger. Nous n’en citerons que quelques unes. Ainsi met-il en valeur les annonces, comme temps fort de la vie de l’Eglise. La prière d’intercession qui les suit doit permettre de les placer sous le regard de Dieu. Elle est la prière des uns pour les autres, une façon de bâtir une communauté. Intellectuellement on est tenté de penser qu’elle est inutile, car Dieu sait ce qu’il a à faire. En fait, cette réserve peut révéler une façon habile de se désolidariser des autres et du malheur qui les frappe. Or le Nouveau Testament nous montre que Jésus ne fuit pas le mal, mais au contraire va au devant de lui. Et la prière d’intercession permet de nous rapprocher de l’ordre de Jésus de prier pour ses ennemis. Enfin elle est une prière pour nous, qui demandons à Dieu de nous donner la force d’être ses enfants.
Une place importante dans le culte revient à la Bible, en trois temps : la prière d’illumination, la lecture et la prédication. Par la première, nous demandons à Dieu de nous donner l’intelligence de comprendre sa Parole; ensuite par la prédication nous essayons de l’appliquer à notre situation d’aujourd'hui, prêcher avec la Bible dans une main et le journal dans l’autre. Lorsque nous lisons la Bible, nous pouvons nous poser la question de son autorité. On peut l’utiliser comme instrument sur l’étude de la vie religieuse d’une certaine population à une certaine époque ; ou bien comme un livre de doctrine ; avec bonne volonté, on peut même y trouver une justification à nos opinions politiques ; mais avec l’aide du Saint Esprit, elle deviendra pour nous une parole vivante. Entre la prière d’illumination et la prédication, se place la lecture proprement dite, dont curieusement l’auteur ne parle pas et pour laquelle cependant il y aurait également beaucoup à dire. Peut-être lors d’une réédition ?
La deuxième partie du livre va de l’Avent au dimanche de la Réformation. Elle est riche et présente des moments qui ne sont pas nécessairement fêtés dans les églises réformées. Ainsi en est-il par exemple de L’épiphanie – les mages.
La légende s’étant tellement emparé de ce récit de l’évangile de Matthieu qu’on arrive à oublier qu’il s’agit d’abord d’un texte biblique. Cette visite des mages au « roi des Juifs » permet à l’auteur de mettre en avant la curiosité, vertu spirituelle, contre l’attitude du sceptique qui estime qu’il n’y a rien à chercher parce qu’il n’y a rien à trouver et celle du dogmatique qui estime qu’il n’y a rien à chercher parce qu’il a tout trouvé. Mais outre leur curiosité, les mages ont manifesté leur désobéissance à Hérode, face à un ordre manifestement injuste. C’est pourquoi Antoine NOUIS propose pour ce chapitre, outre la lecture de Mt 2,1-18, celle d’Ex 1,15-20 qui relate l’ordre donné par Pharaon aux sages-femmes de tuer tous les enfants mâles hébreux qu’elles mettraient au monde.
La partie, Les temps de la vie, va du baptême aux funérailles. Pour celles-ci, l’auteur propose trois témoignages : le prophète Elie qui au moment de sombrer dans le désespoir entend la voix de Dieu dans un silence ténu, le centurion romain qui au pied de la croix voit en Jésus le Fils de Dieu, et enfin l’apôtre Paul pour qui la vie est comme une maison dont la fondation est Jésus.
Enfin la dernière partie, Les formes du culte, insiste notamment sur l’importance des cantiques depuis la Réforme et, en sens inverse, sur celle du silence que l’on a peut-être tendance à un peu oublier.
Ce livre est destiné à un public très large. Il intéressera peut-être les pasteurs, mais surtout il paraît indispensable aux prédicateurs laïcs. Il apportera aux protestants, qu’ils soient assidus ou non au culte, une nouvelle vision de la liturgie plus riche et plus vivante. Il permettra enfin aux non protestants de mieux connaître et comprendre la spiritualité réformée. Il est certainement appelé à connaître un grand succès.
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Quel bonheur de trouver enfin un livre sur l'organisation du culte protestant. Depuis que le "Culte à choeur ouvert" de Laurent Gagnebin est épuisé, nous n'avions plus vraiment d'introduction sur le sens, la signification et l'organisation du culte. Quatre parties structurent ce livre : Les temps du culte dominical : la salutation, la louange, la volonté de Dieu, la repentance, le pardon, la prière d'illumination, la prédication, la confession de foi, la cène, la prière du Notre Père, les annonces-informations, l'offrance, la prière d'intercession, la bénédiction.
La deuxième partie s'intéresse au déroulement de l'année : l'avent, Noël, l'épiphanie-les mages, le dimanche de l'unité, le carême, la Transfiguration, les Rameaux, la croix, Pâques, l'Ascension, la Pentecôte, Dimanche de la Trinité, le dimanche de la Réformation.
La troisième partie concerne les temps de la vie et ses rites de passage : le baptême, la confirmation, le mariage, la reconnaissance d'un ministère pastoral, les funérailles.
Enfin, la quatrième partie s'intéresse aux formes du culte : ses cantiques, le silence, la narration (dans la Bible), la place des enfants.
Bref, après la lecture de ce livre, tout premier arrivant au culte sera s'y retrouver.
Ce livre peut être compléter par des Introductions à la théologie pratique.
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Thématiques : Culte - Théologie pratique
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Du même auteur
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Né en 1955, marié et père de quatre enfants, Antoine Nouis est pasteur de l’Eglise réformée de France. Après un séjour d’une année avec sa famille dans une communauté de vie mennonite aux Etats-Unis, il exerce actuellement son ministère à Paris.
Passionné par la question du témoignage, il a toujours cherché une annonce de l’Evangile qui soit à la fois authentique, profonde et tolérante. Il anime chaque été des retraites spirituelles. Auteur de plusieurs livres sur la spiritualité et la pensée protestante, il anime régulièrement des émissions de radio. Il écrit de nombreux articles et participe au comité de rédaction du journal Réforme.
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Voir aussi :
Christianismes > L'Eglise > Théologie pratique > Liturgie du culte

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